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IPTE se défait d'une partie de ses activités

IPTE NV-SA (Euronext Bruxelles : IPTE) annonce la cession de sa division automatisation à Huub Baren et Vladimir Dobosch. La division contract manufacturing opèrera quant à elle sous le nom de Connect Group et sous la direction de Luc Switten (CEO) et d’Erik Dejonghe (administrateur indépendant et également, président du Conseil d’administration depuis le 22 juin 2009). Seul Connect Group, numéro un du marché dans son secteur au Benelux, restera coté sur Euronext Bruxelles.

Vente de la division automatisation

IPTE annonce la cession de sa division automatisation à Huub Baren et Vladimir Dobosch, tous deux actionnaires et administrateurs d’IPTE. Un contrat de cession a été approuvé par le Conseil d’administration et signé par toutes les parties aujourd’hui même.

Lors de la présentation des résultats du troisième trimestre 2009 déjà, la société faisait savoir que toutes les options destinées à permettre un redressement d’automatisation étaient en cours d’examen. Aujourd’hui arrêtée, la décision consiste donc à se défaire de cette branche d’activité.

Au terme des négociations avec les diverses parties intéressées, le Groupe IPTE accède à l’offre de Huub Baren, créateur de l’entreprise, et de Vladimir Dobosh. Sur la base du rapport d’évaluation établi par un expert indépendant, de l’avis des administrateurs indépendants, des projets, de la connaissance du marché, de la stratégie, du prix et du capital, le Conseil d’administration a retenu la proposition la plus intéressante. 

Conformément aux dispositions du Code des sociétés, la division automatisation sera cédée à titre universel. Le Conseil d’administration a rédigé une proposition de cession de la branche d’activité et un rapport circonstancié à cet effet. Après approbation de l’Assemblée générale, qui se réunira au premier trimestre de 2010, tous les droits et obligations afférents à la division seront cédés de plein droit. Sur le plan comptable, toutefois, tous les actes liés à automatisation seront réputés avoir été exécutés pour le compte du repreneur à partir du 1er octobre 2009 ; le contrat prévoit dès lors un mécanisme de correction économique qui donnera corps à cet effet comptable rétroactif.

Automatisation est cédée pour un montant fixe de 2 millions d’EUR et un montant variable qui sera fonction du bénéfice cumulé de la division sur la période qui s’étendra jusqu’au 31 décembre 2012. Le paiement du montant fixe pourra être ajourné jusqu’au 31 décembre 2013 au plus tard.

Le contrat prévoit en outre une clause de participation d’IPTE dans la plus-value que réaliserait éventuellement l’acquéreur de l’activité automatisation, s’il revendait celle-ci avec bénéfices à un tiers dans les deux ans. « Nous avons de la sorte la certitude que si la division réalise des bénéfices ces prochaines années, tous les actionnaires de Connect Group en bénéficieront, directement ou indirectement », expose Erik Dejonghe, président du Conseil d’administration.

A titre de garantie des engagements de paiement, IPTE prend un nantissement sur ses actions dans les mains des repreneurs et obtient une option d’achat, pour un prix d’exercice (i) de 2,86 EUR par action au cas où l’offre indépendante la plus élevée enregistrée pour l’action dans le carnet d’ordres central d’Euronext Bruxelles serait supérieure ou égale à 2,86 EUR ou (ii) égal à l’offre indépendante la plus élevée pour l’action dans le carnet d’ordres central d’Euronext Bruxelles, au cas où elle serait inférieure à 2,86 EUR.


Le Groupe IPTE, rebaptisé Connect Group

Contract manufacturing, la division restante d’IPTE, sera la seule entité cotée en bourse à subsister après le transfert. Le Groupe propose à ses actionnaires de la rebaptiser « Connect Group ». « Nous nous appellerons Connect Group et deviendrons une société de sous-traitance spécialisée dans la fabrication à façon, dont la taille sera de 30 % environ inférieure à ce qu’était celle d’IPTE », poursuit Erik Dejonghe.

Cette division d’IPTE, leader du marché belge dans le secteur de la prestation de services pour l’assemblage de câbles, de cartes de circuits imprimés et de modules (machines, racks, produits et assemblage de produits finis) a clos l’exercice 2008 sur un chiffre d’affaires de 166 millions EUR et un bénéfice d’exploitation de 7,75 millions EUR. A l’exception de l’année de crise 2001, elle n’a jamais cessé d’enregistrer des bénéfices depuis 10 ans.

Il convient de souligner que ces dernières années, l’activité a toujours été génératrice d’importants flux de trésorerie d’exploitation. Au terme du troisième trimestre 2009, Connect pouvait se prévaloir d’un carnet de commandes d’un montant de 56 millions EUR, qui n’a pas désempli, tant s’en faut, au cours du trimestre suivant.
« Lors des trimestres écoulés, Connect a fait l’objet d’une importante restructuration pour pouvoir, en sa qualité de numéro un du marché au Benelux, se préparer à cueillir pleinement les fruits du redressement escompté de l’activité contract manufacturing », ajoute Erik Dejonghe. « La vente d’automatisation va nous permettre de nous concentrer entièrement sur notre activité de base et d’envisager sereinement l’avenir. Cette scission permettra d’assurer l’avenir de l’entreprise, qui disposera dès lors de réelles opportunités de croissance lorsque le marché se redressera. »

« Connect possède de véritables références », souligne Erik Dejonghe. « La scission nous permettra d’insister sur la flexibilité de la structure, qui nous a toujours mis en mesure de fabriquer rapidement les meilleurs produits à des prix plus bas – ce qui explique que nous ayons pu accéder à une telle position au Benelux. »

Perspectives d’avenir de Connect

Compte tenu de la cession de la branche automatisation, des frais de transaction et d’un certain nombre de dépenses de restructuration, le groupe clôturera le quatrième trimestre 2009 sur une perte exceptionnelle de 17 à 18 millions EUR. Il ne s’agit en aucun cas d’une perte de caisse, mais essentiellement du résultat de l’inscription au débit de l’actif et du passif liés à l’activité automatisation. La transaction aura d’autres effets comptables encore, d’où la perte précitée. Cette importante moins-value est induite par trois facteurs : la perte de 8 millions EUR d’automatisation en 2009, les dépenses engendrées par les mesures d’assainissement de l’entreprise et le fait que l’actif net inclue pour 4 millions EUR de goodwill qui, compte tenu des normes IFRS, auraient de toute façon dû être amortis en 2009. La perte hors caisse exceptionnelle n’est qu’une conséquence logique de tout ceci.

L’exposition de Connect Group au risque suite à la cession d’automatisation est limitée au paiement différé du montant fixe précité [et aux déclarations et garanties données par IPTE en sa qualité de cédant de la branche d’activité]. La société n’a pris aucun engagement quant à la future dette du repreneur.
Les principaux actionnaires du nouveau groupe sont connus : il s’agit de Monsieur Huub Baren et de LRM. Monsieur Baren sera également administrateur.
Les banques ont accepté de continuer à soutenir son financement à l’issue de la cession de la division automatisation. Par ailleurs, au printemps  2010, le groupe renforcera sa structure de bilan en  émettrant un emprunt obligataire convertible subordonné de 2 millions EUR au minimum et de 5 millions EUR au maximum. Le Conseil d’administration proposera à l’Assemblée générale, au premier trimestre de 2010, d’approuver les conditions suivantes : apport minimal de 50.000 EUR (sauf pour le personnel), durée de six ans, taux d’intérêt de 6 % payable semestriellement et quatre possibilités de conversion (après publication des résultats annuels, semestriels et trimestriels) par année. Les obligations pourront être converties au plus bas des deux montants suivants : (i) 70 % de l’offre indépendante moyenne la plus élevée pour une action IPTE enregistrée dans le carnet d’ordres central d’Euronext au cours des 30 derniers jours de négociation boursière ayant précédé le jour de l’exercice et (ii) 2 EUR. Un certain nombre d’actionnaires se sont d’ores et déjà engagés pour un montant de 2 millions EUR au moins.
Connect souhaite à présent achever sereinement la cession de la branche automatisation pour pouvoir, dès le début 2010, exprimer la vision stratégique qu’elle a de l’avenir de l’entreprise.

« Ceci étant, il est d’ores et déjà permis d’affirmer que la capacité d’innovation, alliée à une culture d’entreprise axée sur la pratique et à une volonté de fournir au client une valeur ajoutée aussi élevée que possible, seront au centre de cette vision stratégique », conclut Erik Dejonghe.

La crise a plombé la stratégie d’expansion du Groupe IPTE

Après sa création, à Genk, IPTE s’est consacré à la sous-traitance d’équipements de production automatisés pour l’industrie électronique, activité qu’elle a petit à petit considérablement étendue – non seulement en Europe, mais aussi en Asie (en Chine et à Singapour) et en Amérique (Mexique). En 2007 et 2008, IPTE investissait en vue de renforcer son réseau commercial et sa présence opérationnelle (dans le but d’être aussi proche que possible de ses clients) dans des pays comme l’Estonie et l’Espagne. Mais la crise économique mondiale a plombé sa stratégie d’expansion et contraint automatisation à enregistrer des pertes importantes. C’est la raison pour laquelle le groupe a décidé de s’en défaire.

Les activités d’IPTE Automation seront à l’avenir entièrement menées à partir de Genk. Dès lors, les collaborateurs actuellement actifs à Genk seront intégrés dans la nouvelle société IPTE Automation, qui ne sera pas cotée en bourse.

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